Avoir du guts

Stefan Sagmeister, un designer graphique de talent, nous proposait en 2014 à la Gaîté Lyrique The Happy Show, une expo de son propre cru sur le  thème de la « quête du bonheur ». Agrémentée de photos et vidéos personnelles, de diagrammes sociétales et parfois même d’installations interactives géantes, cette exploration s’est révélée être ludique et somme toute, assez légère.

Mais là, n’est pas exactement le propos…


Photo extraite du happy showDans un recoin sombre entre une vidéo sur sa retraite en Asie et la photo d’une limace suicidaire escaladant une lame de rasoir, on tombait sur cette expression  » Having guts », en français, « avoir du culot ». Une locution facile à prononcer, mais une attitude pas facile à adopter pour bon nombre de petits terriens. Surtout ceux qui poinçonnent chaque semaine leur carte Kebab chez le psy du coin.

Et pourtant, une fois l’ego bien rangé, roulé-boulé sous l’oreiller, « avoir du guts » dans son quotidien, cela pourrait nous amener à vivre mieux, « possiblement »…

 

Avoir du guts, une mécanique  « test and learn »

En effet, cette démarche est comme une invitation à profiter du moment présent, à cesser de baliser le terrain, dédramatiser nos interactions avec le méchant « Autre », cet enfer dont on ne saisit parfois pas grand-chose. En bref, juste « faire » sans craindre les conséquences.

Citation extraite de l'expo Happy show

Pour en vérifier l’efficacité, il suffit d’oser tester une première fois, observer le résultat, retenter, analyser, se rendre compte que, finalement, ce n’était pas si dur que cela. Souvent même, on en récolte quelques aventures savoureuses, celles qui font bien marrer les copines accoudées au comptoir en zinc, verre de Chardonnay en main.

Pour certain(e)s, cela peut commencer par un simple « oser dire non » ou « oser imposer un boulot à faire dans l’heure au méchant barbu tatoué du bureau » – le tout, sans se perdre dans mille bredouillages du type excuse-moi, pardon, je voulais pas, non mais oui, plus tard, bien-sûr, demain PARFAIT ». Sinon, il a aussi le « oser ramener sa baguette de pain à la boulangerie » parce qu’on la trouve absolument infecte, indigne de la France » ou simplement, minute romantisme, « oser prendre une main ».

 

Ah oui ! Pour finir, « having guts » implique aussi de reléguer la notion d’échec aux oubliettes. La légende raconte qu’il n’existerait peut-être pas (à discuter plus tard et dans un prochain article tout aussi barbant que celui-ci, pour votre bon plaisir, bien-sûr).


Let’s have guts today !

>> Pour approndir le sujet du « bonheur » selon l’expérience de Stefan Sagmeister, un lien ci-après : https://www.ted.com/talks/stefan_sagmeister_7_rules_for_making_more_happiness?language=fr

Une réflexion au sujet de « Avoir du guts »

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