Nouvelle – 24 dans la vie de Stewie

Un rustre, une femme, la vie. Stewie, poisson combattant au caractère bien trempé, vit dans une animalerie parisienne où il passe son temps à grogner et à insulter ses voisins de bocal…

Je m’appelle Stewie. J’ai à peine un an. Je suis un poisson combattant. Je suis plutôt du genre énervé, voire asocial. C’est simple : les autres m’agacent, rien que leur présence suffit à me mettre en rogne. Autant vous le dire tout de suite, Je n’ai pas du tout l’intention de m’améliorer. Mais alors, PAS DU TOUT.

Actuellement, je vivote dans un local très réduit, un logis sobre et épuré niveau déco d’intérieur. Ce bocal dans lequel j’essaie de survivre est lui-même piégé dans un autre aquarium, beaucoup plus grand. Pratique comme installation pour un bagarreur comme moi. Je regarde d’en haut les autres poissons, mes voisins, des barbus, et force est de constater – cela me conforte dans ma non-intention de me sociabiliser – qu’ils sont un peu cons. Ils tournent inlassablement en rond, ouvrent la bouche une fois par jour pour becqueter, se soulagent les uns sur les autres sans autre considération que leur bien-être intestinal. Aucune distraction, ni discussion. Leurs yeux sont aussi vides que le fond d’une cuvette WC. Il me tape sur les nerfs. J’aimerai bien leur coller un ou deux gnons, juste comme ça, histoire de voir si cela les réveillerait un peu.

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Il était une fois un #NoelSansCadeau

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Et c’était pas mal en fait.

D’ordinaire, chaque veille de réveillon, je cours dans les magasins, poussée par la pression sociale (celle-là même qui viendra aussi me torturer au nouvel an) surnageant entre les rayons, transpirante, à la recherche de cadeaux de dernière minute que je n’ai même pas envie d’acheter bien-sûr, mais comme il le faut, bah, je le fais. Et je repars immanquablement avec des brassées de trucs bien inutiles, mal choisis, et je n’ose plus regarder mon compte bancaire pendant les 10 jours qui suivent…

Or cette année, l’histoire devait changer.  Bien que je me sois de nouveau retrouvée dans les magasins le jour J, je n’en suis pas ressortie les bras surchargés parce que j’ai réalisé d’un coup que personne n’attendait de cadeaux de ma part. Comme nous avions prévu de fêter Noël entre amis et que notre célébration païenne devait tourner autour d’un bon repas et de bonnes bouteilles, je n’avais pas du tout besoin d’acheter quoi que soit d’autre.

Pourtant, on note que je m’étais quand même imposé de parcourir les allées des magasins enluminés et chatoyants. Par habitude… C’est con, hein ?

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Moments – Gonna make you move Joe-John

2515. Paris. À l’aube. Joe-John l’extra-terrestre placide pose un pied sur la planète Terre. Il frisonne. Ambiance glaciale d’un mois de janvier grisonnant, Joe-John tente d’allumer une tablette laissée à son attention par feu le peuple terrien. L’écran s’éclaire.« Salut à toi, Joe-John vieille branche, dit la tablette. T’es venu jusqu’ici pour en savoir plus sur les anciens locataires de cette jolie boule bleue ? Oui ? Alors, assieds-toi, prends cette cigarette qui sent bon, juste là, à côté de toi, appuie sur le bouton vert. Voilà… Écoute-ça….

1971. Led Zeppelin, ovni dérangeant avec son style qui pique la musique rock ordinaire depuis déjà 2 ans, sort l’album Led Zeppelin IV. Un son blues, violemment authentique, qui ne cadre en rien avec le commun des ondes hertziennes. Une folie rock outrancière baignant jusqu’à se perdre dans l’alcool, la drogue et le sexe.

Pouah, Joe-John ! C’était la vraie vie quoi ! Celle où l’ombre du méchant Sida ne planait pas encore au-dessus de nos têtes. Celle où on avait encore le droit de mourir jeune et défoncé. Encore fallait-il se rendre compte que cette époque-là était un âge d’or et que ce groupe-là avait été touché par la grâce du Dieu du Rock…

C’est bon, hein, Joe-John, ce « Black Dog » ? Tu ne t’attendais pas à ça… T’as de la chance de vivre la genèse du hard rock pour la première fois. Savoure le groove Joe-John, savoure…»

Joe-John, sourire aux lèvres, mégot en bouche, déclenche les rétrofusées. Il appuie sur le bouton vert, encore. Joe-John, en orbite, avec « Stairway To Heaven ».

Moments – Méfait bienfait

Un whisky, un soir, des voisins
Ce soir, je me suis encore roulé dans mon désespoir. Bien à l’abri, drapé dans ma déprime, j’enfonce encore un peu plus profondément mon cul, lourd et encombrant, dans les replis de mon vieux canapé de cuir.

Whisky en main, je trouve cette situation plutôt satisfaisante. Je m’y complais. Je dois l’avouer. Quoi de mieux au beau milieu de cette routine harassante que de se prélasser sans aucun but, à attendre patiemment l’heure du coucher.

Au deuxième whisky, mon esprit commence à flancher. Il se montre instable et belliqueux. Chaque pensée qui le traverse – même celle aussi anodine que le projet de faire tourner une machine – amène dans son sillage une nuée de petites irritations désagréables.

Au troisième verre terminé, je me lève d’un bond et me précipite à la fenêtre. J’en suis moi-même étonné. Je m’entends crier au balcon « c’est pas bientôt fini, oui! Tout ce vacarme! Y’a des gens qui essaient de dormir ici ! » Tout transpirant et honteux, je referme immédiatement ma fenêtre.

Quel vieux con je suis devenu, quand–même. Mais c’était plus fort que moi. Le vacarme du voisinage est l’une des choses les plus exaspérantes au monde. Les gens…

Pour me calmer les nerfs, je décide de me resservir un verre. Je le boirai là. Juste derrière la vitre, j’attendrai de voir s’ils osent remettre leur sono.

Ce quatrième whisky m’emmène loin. Beaucoup plus loin que ce que j’aurais pu imaginer de moi-même. Mon corps et mon esprit se sont dédoublés. Je suis encore moi sans être moi. La sensation est étrange mais elle me plait.

Il est 22h30, j’ai les deux pieds posés sur le paillasson de mes voisins. Je sonne. Ce soir je ne serai pas Nicolas Desfranges, consultant, 45 ans. Non. Ce soir, je serai tout autre. Si les voisins m’invitent à entrer, je les laisserai m’imaginer. Ils me feront autre et je me laisserai faire. S’ils me veulent « médecin », je le serai. S’ils m’entrevoient fantasque et rebelle, je m’y plierai. S’ils me voient Nicolas Desfranges et consultant…

 

Le bonheur au bout des doigts

Après la reconversion, le bonheur… Eh oui, même pas peur d’aborder de grands sujets du haut de derrière mon PC. C’est parce que j’ai un sandwich au fromage dans la main et que le gras, ça fait l’effet de la coco parfois, que j’ai décidé de parler joie, happiness, bonheur et allégresse !

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En ce surlendemain de 14 juillet où j’ai entendu dire qu’il régnait Place de l’Etoile une ambiance de patriotisme, de béatitude intense comme rarement ressentie auparavant – depuis 1945 comme qu’y disaient les aut’ vieux – voici une vidéo pour le bonheur au quotidien et pas seulement un jour d’artifices.

Pourquoi vous devez regarder cette vidéo sur le bonheur ?

Parce que 15 minutes, c’est la durée et c’est pas long.

Et que, si vous vous sentez de temps à autre plutôt mal à l’aise dans vos sneakers de ville, que vous avez l’impression qu’il y a toujours un truc négatif qui vous chatouille derrière l’oreille comme une piqûre d’insecte mal placée… Ce condensé du livre Du bonheur, un voyage philosophique de Frédéric Lenoir – que je ne saurai conseiller à contrario de cette vidéo d’ailleurs – apporte quelques bribes de réponse.

Parfois, ce sont des lieux communs, oui, en effet, mais les propos tenus sont rassurants, positifs. Un truc qui ne mange pas de pain par les temps qui courent, n’est-ce pas ?

Vous reprendrez bien un peu de positivisme sans prétention ?  Exit l’idéalisme, tchao bye-bye impatience du consumérisme ! Et bonjour la vraie vie et les pensées sages pour un bonheur durable !

Le bonheur est à portée de doigt, et c’est par là !

Je me tais maintenant. Bonne découverte  et à bientôt pour un nouvel article barbant !

 

Cette crise de la reconversion qui démange , effrayant ou non ?

Il arrive parfois, vers 30 ou 40 ans, que les œillères que l’on portait avec fierté depuis bien longtemps décident, d’un coup d’un seul, de se faire la malle. Soudainement, sans trop savoir pourquoi, on se sent mal à l’aise dans sa vie et aller au travail chaque matin relève d’un véritable défi…

Pour essayer de se sortir de ce pétrin, certains se mettent alors à réfléchir à leur vie professionnelle, d’autres prennent rendez-vous chez un psy ou quittent leur conjoint – naaaan, allez, petite blague, quoi – quelques-uns, transis de peur, se résignent et retournent dans leur train-train quotidien. Franchement, on les comprend, la situation fait peur. Mais, admettons que vous faîtes partie du premier clan, celui qui a décidé de se remettre en question et retraçons ensemble les premières étapes clés de ce projet démoniaque qu’est la reconversion.

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